Transformistes célèbres

( ou personnalités liées au transformisme )

source  : Wikipédia

 

 

 

Leopoldo Fregoli (né le 2 juillet 1867 à Rome et mort le 26 novembre 1936 à Viareggio) est un acteur et un artiste italien, ventriloque et musicien, réputé pour ses changements de costumes très rapides, un transformiste qui a été jusqu'à interpréter cent rôles costumés dans le même spectacle.

Biographie :

À Lyon, au Théâtre des Célestins, il rencontre Auguste Lumière, qui lui vend un appareil de projection avec autorisation de l’utiliser, qu'il modifiera et qu'il baptisera le Frégoligraphe et avec lequel il tournera ses premiers films en pionnier du cinéma.

Installé à Paris, d'abord au Trianon à Montmartre puis à l'Olympia où il fait un triomphe pendant sept mois à guichets fermés, il monte un spectacle spécial dit du « théâtre à l'envers » pour démontrer qu'il est seul en scène et qu'aucun comparse ne le remplace pendant les différentes transformations (il dispose néanmoins d'une vingtaine de costumiers qui participent à l'action en coulisse).

Leopoldo Fregoli a tourné dans toutes les plus grandes villes du monde.

Sa tombe à Viareggio porte en épitaphe  : « Ici Léopoldo Frégoli a accompli son ultime transformation ».

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Arturo Brachetti, né le 13 octobre 1957 à Turin (Italie), est un artiste italien, considéré comme le plus grand maître de la métamorphose au monde.

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Les débuts

Il passe son enfance dans la banlieue de cette ville industrielle réputée pour son austérité, à jouer avec un petit théâtre de marionnettes. À onze ans, son père le fait entrer au séminaire où il rencontre le père Silvio Mantelli, un jeune prêtre passionné par l'illusionnisme. En passant beaucoup de temps dans l'univers « magique » du prêtre, Brachetti se forge une expérience dans le domaine du spectacle de magie.

À l'âge de quinze ans, avec quelques costumes empruntés au club de théâtre du séminaire, il réalise son premier numéro de changements rapides de costumes : une sorcière se transformant en une belle fée pour finir en homme en queue-de-pie. C'est ainsi qu'il gagne l’estime de ses amis qui jouaient au football beaucoup mieux que lui.

C'est donc par hasard qu'il redécouvre et réinvente l'art des transformations, disparu depuis Leopoldo Fregoli (1867-1936). Aidé par des amis magiciens italiens et surtout par Alberto Sitta, le président du Club Magico Italiano, il réalise finalement un numéro avec six changements de costumes exécutés à la vitesse de la lumière.

Mais sa carrière professionnelle ne commence véritablement qu'en 1978, en France, dans le cabaret parisien le Paradis Latin, sous la direction de Jean-Marie Rivière. Cette expérience lui permet en 1981 de jouer le rôle du présentateur dans la production allemande d'André Heller : Flic Flac. En 1983-84, après l’Allemagne, il se rend en Angleterre, à Londres, pour participer à Y, au Piccadilly Theatre. Ceci lui vaut une nomination pour le prestigieux Swet Award. La même année, on lui demande de jouer pour le Gala de Noël au Covent Garden Opera House, en présence de la famille royale anglaise.

À son retour en Italie, il participe comme invité régulier à dix émissions télévisées de Al Paradiso pour la télévision nationale italienne Rai Uno. C'est à partir de là qu'il est introduit sur la scène italienne (théâtre et télévision), ce qui lui permet de remporter beaucoup de succès et le rend célèbre dans tout le pays : M. Butterfly avec Ugo Tognazzi, Varietà, L'Histoire du soldat d'Igor Stravinski, Au début c'était Arturo, Amami Arturo, Le Mystère des bâtards assassins.

Le succès

Il retourne ensuite à Londres pour jouer dans la pièce de Tony Harrison: Square rounds au National Theatre. Il devient plus tard le présentateur de dix émissions de The best of Magic pour la Thames Television. Il part ensuite au Parc Disneyland où il travaille (avec Mickey Mouse) dans The Disney Night of Magic qui est retransmis dans le monde entier.

À partir de 1995, avec la production italienne de comédies musicales Compagnia Della Rancia et le directeur Saverio Marconi, Brachetti continue à développer et à créer des spectacles en Italie. Sa comédie musicale Fregoli lui fait gagner le prix Billet d'Or pour le show le plus vendu en deux saisons (280 000 billets). Sa popularité se poursuit avec son nouveau spectacle sur le cinéma: Brachetti in Technicolor (aussi retransmis sur la Rai Due). Il a joué Puck dans une version moderne du Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare.

Sa présence dans un épisode du Drew Carey Show des Studios Warner à Los Angeles en 1999 lui permet d'obtenir le titre de The best of the day dans le guide Télé Access Hollywood. Cette année il a aussi tourné six épisodes dans la sitcom de la Warner Brothers Nikki.

Durant l'été 1999 il présente son nouveau show au festival de Montréal, produit par le Festival Juste pour rire. Avec ce spectacle L'homme aux mille visages (plus de quatre-vingts personnages), il gagne le Prix Molière 2000 pour le meilleur One Man Show à Paris et est le succès théâtral de l'année 2000. Avec cette consécration, après deux saisons à guichet fermé à Paris, il part en tournée mondiale.

Brachetti a dirigé en qualité de metteur en scène plusieurs productions en Italie et en Allemagne.

En février 2006, Anplagghed (avec les acteurs Aldo, Giovanni et Giacomo) est un succès extraordinaire en Italie et est aussi sorti en tant que film en Italie en novembre 2006. En 2007 il anime un gala, L'Autre gala, dirigé par Franco Dragone au Festival Juste Pour Rire 2007 qui rapporte 10 031 $ à la fondation Juste Pour Aider. En 2009, l'émission La France a un incroyable talent propose au gagnant de partir en tournée avec le célèbre prestidigitateur, ce que réussit à faire la troupe de danseurs comiques les Échos-liés.

En janvier 2010, il a présenté un spectacle pour Londres appelé Change. Alors que son premier one-man-show, l'Homme aux mille visages, parle de l'enfance, dans ce spectacle, c'est plutôt la maturité, où on parle d'un vieil artiste qui rêve d'aller à Londres. Cinquante pour cent du matériel du show précédent a été recyclé, avec en plus de nouveaux personnages, les plus récents dans le domaine du cinéma, par exemple.

En décembre 2011, il est fait Chevalier des Arts et des Lettres[1] par le ministre de la culture Frédéric Mitterrand[2].

Le « maître » de la métamorphose

Son répertoire s'est considérablement développé. Commençant uniquement avec une valise et un numéro, il est maintenant un acteur, un metteur en scène, un maître de la métamorphose, un magicien et il pratique aussi les ombres chinoises. Parti d'Italie avec six costumes, il en détient aujourd’hui plus de 350.

Brachetti est donc considéré comme un des grandes maîtres de la métamorphose. C'est cette capacité non seulement à changer rapidement de costumes mais aussi à donner vie à ses personnages qui le rendit célèbre et lui donna une renommée internationale. Pour citer quelques exemples, nous pourrions parler du spectacle Les Maxibules de Marcel Aymé dans lequel il interprétait 33 rôles différents ou aussi plus récemment le show L’Homme aux mille visages dans lequel il incarne quatre-vingts personnages avec une centaine de transformations rapides.

Dans quelques-uns de ses numéros comiques plus courts (comprenant Aida, Carmen, Madame Butterfly, Wild-West et La loge de la diva), il chante et joue tous les rôles avec une très grande interaction entre les personnages. Dans ses numéros au ton plus poétique (Les Quatre Saisons, Aventure en Couleur, Magritte, Fellini), il ne crée pas seulement des transformations mais aussi une atmosphère et un univers magique et surréaliste.

 

 

Michou (patron de cabaret)

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Michou, de son vrai nom Michel Georges Alfred Catty, est un directeur de cabaret français, né le 18 juin 1931 à Amiens (Somme).

Biographie

Il rejoint Paris le 13 juillet 1962 et se travestit en imitant France Gall[1]. Il est directeur du Cabaret Michou, au no 80 de la rue des Martyrs dans le 18e arrondissement de la capitale. Il a également sorti plusieurs singles.

Michou adopte une apparence vestimentaire extravagante et kitsch, dont de fameuses lunettes bleues et un brushing décoloré, et ne fait pas mystère de son homosexualité.

Michou développe le concept du cabaret-restaurant-spectacle. Après le dîner, les lumières s'éteignent et le spectacle démarre. Sur une scène minuscule, des travestis remarquablement maquillés chantent en play-back en imitant les stars du show-business, actuelles ou (le plus souvent) anciennes, dont les principales restent Dalida, Sylvie Vartan, Chantal Goya ou Édith Piaf.

Il combine aussi social et business tout en œuvrant pour divertir les personnes âgées et isolées du quartier en organisant notamment tous les mois un déjeuner dans son cabaret avec les pensionnaires de la maison de retraite de la Providence, établissement voisin de la salle de spectacle.

Il fait une apparition au cinéma en 1973 dans La Bonne Année, de Claude Lelouch. Il y joue son propre rôle.

Le 24 janvier 2005, Michou a été fait chevalier de la Légion d'honneur[2].

En février 2005 sort un film-documentaire de 52 minutes, titré Michou, la vie en bleu, réalisé pour France 5 par Frédéric Lievain[3].

Le 31 janvier 2007, Michou est mis à l'honneur par son département d'origine, la Somme, en recevant un trophée lors de la « Nuit des talents » organisée par le Conseil général de la Somme.

Il a souvent été imité et parodié par le comique Jonathan Lambert, notamment dans la Grosse émission[4].

Il est supporter de Nicolas Sarkozy, l'ayant notamment soutenu au Palais omnisports de Paris-Bercy le 29 avril 2007, lors de son meeting à Paris.

Le 18 juin 2011, Michou a 80 ans. Il les fête le 20 juin 2011 dans la célèbre salle, classée monument historique, du Trianon. C'est entouré d'une pléiade de personnalités, qu'il fête en grandes pompes ses 80 ans. Attendus à cette soirée : Nana Mouskouri, Jean-Paul Gaultier, Dorothée, Michele Torr, Matt Pokora, Annie Cordy, Alain Turban, Amanda Lear, Afida Turner, Bichou, Johnny Hallyday, Joey Starr, Perrette Souplex, Herbert Léonard, France Fannell, Jean-Jacques Debout, mais aussi des acteurs comme Francis Huster, Rosy Varte, Anny Duperey, Marthe Mercadier ou encore Marie-Anne Chazel, sans oublier ses éternelles Michettes ainsi que Erwann son compagnon de longue date.

Tout Montmartre est réuni pour cet événement. On note un grand clin d'œil des artistes du Lido ainsi que ceux du Moulin rouge.

Pour l'occasion, Alain Turban, ami de toujours, lui compose une nouvelle chanson intitulée « 80, rue des Martyrs ». Michou reste à l'heure actuelle le prince de la nuit et des nuits parisiennes. Il est aujourd'hui une figure du monde gay et artistique. Il fête aussi ses 55 ans de nuit, toujours au rythme du champagne et d'une vie trépidante.

Le 25 juin 2011, Michou est un des trois parrains de la seconde Promenade de la Vache enragée. Il défile dans une 2 CV décapotable, le verre à la main, saluant le public tout le long du parcours.

Cabaret

L'établissement était au départ un restaurant et bar de nuit (qui n'eut pas toujours l'autorisation de rester ouvert toute la nuit : les clients s'y laissaient enfermer après 2 h du matin quand les règlements de police obligeaient « Lulu », la vestiaire chargée de la porte, à refuser de nouveaux clients). Au début des années 1960, Michou y lança progressivement ses spectacles de transformistes interprétant des classiques de la chanson, souvent de façon burlesque, parfois poétiquement. Il y participait en meneur de jeu toujours en scène : la troupe était réduite, constituée de personnages du quartier, tel « la grande Eugène », alors teinturier. Ce fut une adresse confidentielle, proche de Madame Arthur, et de Pigalle.

Échotiers et chroniqueurs de la nuit découvrirent cet endroit, après quelques années de spectacle plus ou moins improvisé. Georges Debot, ami de Michou, Jacques-Louis Delpal, par la suite responsable avec lui d'un petit guide « bleu tendre », puis auteur d'un livre sur les « travestis » (voir Travestissement), Alain Naulin, collaborateur de France-Soir, évoquèrent la boîte de la rue des Martyrs bien avant 1968 et la « libéralisation » des spectacles. On y vit souvent Yves Mourousi, journaliste à l'ORTF qui allait devenir un présentateurs du JT de la Une.

Chez Michou tenait alors presque du club, à la fois très parisien et bon enfant. Michou « et ses Michettes » connurent la célébrité au cours des années 1970, la renommée parisienne devenant « nationale » et les émissions de télévision se succédant, alors que d'autres cabarets, au succès éphémère, contribuaient à l'engouement pour les spectacles à ce moment encore dits globalement et imprécisément de travestis (La Grande Eugène, L'Ange Bleu et, pour une part, l'Alcazar de Jean-Marie Rivière, où officiait Babette).

Le cabaret Michou n'allait pas désemplir. Michou devint réellement une célébrité, capable de réunir le Tout-Paris sur un bateau pour ses 60 ans, fêtés au fil de la Seine. Expansif, amateur des meilleurs champagnes, toujours irréprochablement coiffé, embrassant les vedettes lors de toutes les manifestations festives, étonnamment matinal pour un noctambule, il est resté très populaire dans son quartier et à Montmartre, dont il est une personnalité symbolique, à l'instar de celle que fut sa grande amie Dalida. La couleur préférée de Michou est, depuis toujours, le bleu : ses lunettes, ses vêtements et les décorations de la salle de spectacle sont de cette couleur.

Les transformistes se succèdent toujours, chaque soir, sur la petite scène du 80, rue des Martyrs, dans le quartier Montmartre. Le spectacle Folies folles est encore de la veine « Michou », bien que le fondateur du cabaret, qui sort toujours des CD, ait pris quelque recul.